Une sensation de « boule » dans le vagin, une pesanteur pelvienne qui augmente en fin de journée, des difficultés à uriner ou à aller à la selle peuvent évoquer un prolapsus génital, couramment appelé « descente d’organes ». Malgré sa fréquence, beaucoup de femmes attendent avant d’en parler, soit parce qu’elles pensent que ce problème est une conséquence inévitable de l’âge ou des accouchements, soit parce qu’elles sont gênées d’aborder le sujet.
Un prolapsus correspond à la descente d’un ou plusieurs organes du petit bassin vers le vagin : vessie, utérus ou rectum. Sa prise en charge n’est pas automatiquement chirurgicale. Rééducation périnéale, correction de certains facteurs favorisants et pessaire peuvent améliorer les symptômes chez de nombreuses patientes.
Chez Gynélia, 1 Passage du Chemin Vert, 75011 Paris, l’expertise en gynécologie et chirurgie pelvienne permet d’évaluer le retentissement du prolapsus et de discuter les différentes options avec la patiente, en tenant compte de son âge, de sa sexualité, de son projet de grossesse et de ses préférences.
Qu’est-ce qu’un prolapsus ou une descente d’organes ?
Les organes pelviens sont soutenus par les muscles du plancher pelvien et par un système ligamentaire. Lorsque ces structures se relâchent, un organe peut descendre et déformer la paroi vaginale, voire s’extérioriser au-delà de la vulve.
| Type | Organe concerné | Symptômes possibles |
|---|---|---|
| Cystocèle | Vessie | Boule vaginale, troubles urinaires, sensation de mauvaise vidange |
| Hystérocèle | Utérus | Pesanteur, sensation de descente ou de boule |
| Rectocèle | Rectum | Constipation, difficulté d’évacuation, pression postérieure |
Quels sont les symptômes d’une descente d’organes ?
Sensation de boule dans le vagin
C’est l’un des signes les plus caractéristiques. Certaines patientes décrivent quelque chose qui « descend », une masse au niveau de l’entrée du vagin ou une gêne lorsqu’elles marchent.
Pesanteur pelvienne en fin de journée
La gêne peut être plus importante après une journée debout, un effort ou le port de charges et diminuer en position allongée.
Troubles urinaires
Difficulté à uriner, sensation de ne pas vider complètement la vessie, envies fréquentes ou urgentes et parfois fuites urinaires peuvent être associés.
Constipation ou difficultés d’évacuation
Une rectocèle peut être associée à une difficulté à évacuer les selles. Une constipation chronique peut également contribuer à l’hyperpression abdominale et au prolapsus.
Gêne ou douleur pendant les rapports
La sexualité peut être modifiée par la sensation de masse, une gêne mécanique, une sécheresse ou une appréhension. Cet aspect doit être intégré à la décision thérapeutique.
Pourquoi un prolapsus apparaît-il ?
- Grossesses et accouchements, en particulier lorsqu’ils ont été difficiles
- Vieillissement des tissus et ménopause
- Surpoids ou obésité
- Constipation chronique et poussées répétées
- Toux chronique
- Port répété de charges lourdes
- Certaines chirurgies pelviennes
- Facteurs individuels de qualité des tissus conjonctifs
Comment diagnostique-t-on un prolapsus ?
Le diagnostic est avant tout clinique. Le gynécologue examine la patiente et peut lui demander de pousser afin d’évaluer quels compartiments descendent et l’importance du prolapsus. L’objectif n’est pas seulement de définir un stade anatomique, mais surtout de comprendre ce qui gêne la patiente.
Des examens complémentaires ne sont pas systématiques. Ils peuvent être proposés lorsque des symptômes urinaires, anorectaux ou une chirurgie complexe nécessitent une exploration supplémentaire.
Chez Gynélia, l’évaluation d’une descente d’organes peut être réalisée dans un parcours gynécologique et chirurgical au 1 Passage du Chemin Vert, 75011 Paris.
Peut-on traiter un prolapsus sans chirurgie ?
Rééducation périnéale
La rééducation vise à améliorer la fonction du plancher pelvien et le contrôle des pressions abdominales. Elle peut diminuer la pesanteur et améliorer le confort, en particulier dans les formes modérées.
Pessaire
Le pessaire est un dispositif, généralement en silicone, placé dans le vagin pour soutenir les organes. Il existe plusieurs formes et tailles. Il peut être utilisé à différents âges et constitue une option à part entière, temporaire ou durable selon les patientes.
Mesures du quotidien
- Traiter une constipation chronique
- Adapter le port de charges
- Prendre en charge une toux chronique
- Réduire le surpoids lorsque cela est pertinent
- Maintenir une activité physique adaptée
Quand faut-il envisager une chirurgie ?
La chirurgie est discutée lorsque le prolapsus entraîne une gêne importante et que les traitements conservateurs sont insuffisants, mal tolérés ou ne correspondent pas au choix de la patiente. Elle vise à repositionner et soutenir les organes pelviens.
Le choix de la technique dépend du type de prolapsus, des antécédents, de l’âge, de l’état général, de l’utérus, de la sexualité et du projet de grossesse. Une chirurgie n’est généralement pas proposée immédiatement après un accouchement ni lorsqu’une nouvelle grossesse est souhaitée.
Prolapsus et ménopause
Le prolapsus devient plus fréquent avec l’âge. Après la ménopause, la diminution des estrogènes peut aussi s’accompagner de sécheresse et de fragilité vulvovaginale. Ces symptômes peuvent majorer l’inconfort et doivent être pris en charge parallèlement au prolapsus.
Les spécialistes Gynélia
Dr Julie Méreaux – Chirurgien gynécologue
Spécialisée en chirurgie gynécologique, le Dr Julie Méreaux prend notamment en charge les pathologies bénignes telles que les prolapsus, les fibromes et les kystes ovariens. Elle est formée à la chirurgie robotique.
Dr Elise Furet – Chirurgien gynécologue
Experte en chirurgie gynécologique et robotique du pelvis féminin, elle participe à la prise en charge des pathologies pelviennes complexes.
Consultation prolapsus et chirurgie gynécologique chez Gynélia – 1 Passage du Chemin Vert, 75011 Paris.
Questions fréquentes
Le signe typique est une sensation de pesanteur ou de boule dans le vagin, souvent plus marquée en position debout ou en fin de journée. Des troubles urinaires, une constipation ou une gêne sexuelle peuvent être associés.
Le prolapsus évolue généralement lentement. Les symptômes peuvent être améliorés par des mesures conservatrices, notamment la rééducation périnéale et le pessaire, mais la stratégie dépend du stade et de la gêne ressentie.
Non. Un pessaire peut être proposé à différents âges et pour différents degrés de prolapsus. Le choix du modèle et de la taille se fait avec un professionnel de santé.
Non. La chirurgie est surtout discutée lorsque les symptômes sont importants et que les traitements conservateurs sont insuffisants ou ne conviennent pas à la patiente.
Oui, mais certaines femmes ressentent une gêne ou des douleurs. La sexualité et les attentes de la patiente doivent être prises en compte dans le choix du traitement.

