Une douleur pendant les rapports sexuels n’est pas un symptôme à supporter en silence. Certaines femmes ressentent une brûlure dès la pénétration, d’autres une douleur profonde dans le bassin, parfois uniquement dans certaines positions ou pendant certaines périodes du cycle. Le terme médical utilisé est « dyspareunie ».
Il ne s’agit pas d’une maladie unique. La douleur peut avoir une origine hormonale, gynécologique, vulvaire, musculaire, neurologique ou psychosexuelle. Plusieurs mécanismes peuvent également se combiner. L’enjeu est donc de caractériser précisément la douleur plutôt que de la réduire au stress ou à un manque de lubrification.
Gynélia, réunit des compétences en gynécologie médicale, pathologies vulvaires, endométriose, santé sexuelle et chirurgie gynécologique. Cette approche permet d’orienter le bilan selon le type de douleur et son retentissement sur la sexualité et la qualité de vie.
Dyspareunie : de quoi parle-t-on ?
La dyspareunie désigne une douleur génitale ou pelvienne associée aux rapports sexuels. Elle peut survenir à la pénétration, pendant un rapport profond ou persister après le rapport. La distinction entre douleur superficielle et profonde est utile pour orienter le bilan.
| Type de douleur | Description | Causes à rechercher selon le contexte |
|---|---|---|
| Superficielle / à l’entrée | Brûlure, irritation, douleur au contact | Sécheresse, pathologie vulvaire, infection, cicatrice, hypertonie périnéale |
| Profonde | Douleur dans le bassin lors de pénétrations profondes | Endométriose, pathologie pelvienne, adhérences, certaines masses |
| Après le rapport | Douleur ou crampes persistantes | Inflammation pelvienne, endométriose, hypertonie musculaire, autres causes |
7 causes fréquentes ou importantes à rechercher
1. Sécheresse vulvovaginale
Une lubrification insuffisante peut provoquer brûlure et microtraumatismes. Elle peut être transitoire ou liée à des variations hormonales.
2. Syndrome génito-urinaire de la ménopause
Après la ménopause, la baisse des estrogènes peut entraîner sécheresse, irritation, fragilité des tissus, douleurs pendant les rapports et symptômes urinaires.
3. Endométriose
Une dyspareunie profonde fait partie des symptômes possibles, notamment lorsque des lésions touchent certaines zones postérieures du pelvis.
4. Pathologies vulvaires
Dermatoses, inflammation ou autres maladies de la vulve peuvent rendre le contact douloureux et nécessitent un examen spécifique.
5. Hypertonie du périnée / vaginisme
Les muscles du plancher pelvien peuvent se contracter de façon excessive ou involontaire, rendant la pénétration douloureuse ou impossible.
6. Infection ou inflammation
Certaines infections vulvovaginales, cervicales ou pelviennes peuvent provoquer douleur, brûlures ou pertes inhabituelles.
7. Cicatrices et suites d’accouchement ou de chirurgie
Une cicatrice périnéale, des adhérences ou certaines suites opératoires peuvent contribuer à une douleur persistante.
Quelles questions le gynécologue va-t-il poser ?
- La douleur est-elle à l’entrée ou profonde ?
- Depuis quand existe-t-elle ?
- Est-elle liée au cycle menstruel ?
- Existe-t-il sécheresse, brûlures, démangeaisons ou pertes ?
- La douleur varie-t-elle selon les positions ?
- Y a-t-il des douleurs de règles, urinaires ou digestives associées ?
- Existe-t-il un contexte de ménopause, post-partum, chirurgie ou traumatisme ?
Quels examens peuvent être utiles ?
Le bilan est guidé par l’histoire clinique. Il peut comprendre un examen gynécologique et vulvaire, des prélèvements si une infection est suspectée, une échographie pelvienne ou une imagerie orientée vers l’endométriose lorsque les symptômes l’évoquent. L’examen doit être expliqué et adapté au niveau de douleur de la patiente.
Gynélia propose une approche pluridisciplinaire de la santé sexuelle et gynécologique au 1 Passage du Chemin Vert, 75011 Paris, incluant gynécologie médicale, pathologies vulvaires, endométriose et consultation de sexologie.
Quels traitements contre les douleurs pendant les rapports ?
Traiter la cause gynécologique
Une endométriose, une infection, une pathologie vulvaire ou une autre affection pelvienne nécessite un traitement spécifique. La stratégie dépend du diagnostic.
Prendre en charge la sécheresse
Des hydratants vaginaux ou lubrifiants peuvent être utiles. À la ménopause, des traitements locaux hormonaux peuvent être discutés selon le profil médical et les contre-indications.
Rééducation du plancher pelvien
Lorsque le périnée est hypertonique ou douloureux, une prise en charge par un professionnel formé à la rééducation pelvi-périnéale peut être proposée.
Sexologie et prise en charge psychologique
La douleur répétée peut créer un cercle douleur-appréhension-contraction qui persiste même lorsque le facteur initial a diminué. Une prise en charge sexologique ou psychologique n’implique pas que la douleur est « dans la tête » : elle peut compléter le traitement médical et musculaire.
Quand consulter rapidement ?
- Douleur nouvelle et intense
- Fièvre ou malaise
- Saignement important après les rapports
- Douleur associée à un retard de règles
- Pertes anormales importantes
- Douleur qui s’aggrave ou entraîne l’arrêt de toute sexualité
Les spécialistes Gynélia
Dr Sophie Grateau – Gynécologue médicale
Sa pratique comprend notamment les pathologies vulvaires, l’endocrinologie gynécologique, l’endométriose et les troubles du cycle, avec réalisation d’échographies pelviennes et colposcopies.
Dr Sophie Maria – Gynécologue
Assure le suivi gynécologique global et l’orientation diagnostique des symptômes intimes et pelviens.
Questions fréquentes
Une gêne ponctuelle peut survenir, mais une douleur répétée ou qui conduit à éviter les rapports ne doit pas être banalisée. Une cause gynécologique, hormonale, musculaire ou sexologique peut être recherchée.
Une douleur à l’entrée du vagin oriente notamment vers une sécheresse, une pathologie vulvaire, une infection ou une hypertonie du périnée. Une douleur profonde peut notamment être associée à l’endométriose, à certaines pathologies pelviennes ou à des adhérences.
Oui. La baisse des estrogènes peut entraîner une sécheresse et une fragilité vulvovaginales dans le cadre du syndrome génito-urinaire de la ménopause, avec brûlures, irritation et dyspareunie.
Oui. Les douleurs profondes pendant ou après les rapports font partie des symptômes possibles de l’endométriose, en particulier lorsque certaines zones pelviennes sont atteintes.
Un gynécologue peut rechercher une cause médicale et orienter, selon les besoins, vers une prise en charge complémentaire : kinésithérapie périnéale, sexologie, dermatologie vulvaire, prise en charge de l’endométriose ou accompagnement psychologique.

